La contention élastique

Base de connaissances

Monique TÉOT – Jean-Jacques GUILHOU
Service de Dermatologie (Pr Guilhou)
Hôpital Saint-Charles – Montpellier (34)

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1. Pourquoi prescrire une contention élastique ?

Une insuffisance veino-lymphatique s’accompagne d’une augmentation de la pression veineuse maximale à la cheville.

Dès les premiers stades de la maladie, l’hypertension veineuse est d’autant plus importante que la maladie veino-lymphatique est avancée. Elle est source de complications cutanées trophiques.

La contention élastique va exercer sur la surface cutanée une contre pression destinée à réduire le calibre des veines superficielles, à renforcer l’efficacité de la pompe musculaire du mollet et à diminuer l’œdème par action mécanique. Plus le tissu est élastique, moins la pression exercée pendant la contraction musculaire est importante, plus la contre pression au repos est importante. Inversement plus le tissu est inélastique, plus la pression pendant la contraction est forte et la pression de repos est faible.

La contention doit être associée à la marche indispensable pour obtenir les variations de pression nécessaires à l’amélioration du retour veineux.

Quels sont les moyens de contention ?

Il existe un large éventail de possibilités :

Bandes élastiques amovibles "bandes dites sèches"

Elles existent en différentes forces de contention (légère, moyenne et forte) :

  • Les bandes de contentions légère et moyenne sont composées de tissu élastique. Elles doivent être retirées la nuit.
  • Les bandes de contention forte sont composées de tissu moins extensibles.

Ces bandes existent en deux largeurs, (8, 10 cm), et en différentes longueurs, (3, 3,5, 4 et 5 mètres).

Avantages

  • Elles peuvent être retirées facilement pour les pansements
  • Eelles s’adaptent jour après jour à l’évolution de l’œdème.

Inconvénients

  • Elles sont en général placées par le patient, et nécessite un apprentissage.
  • Il faut éduquer le malade et lui faire une démonstration de la technique choisie.

Bandes élastiques adhésives

Elles sont constituées d’un tissu élastique enduit d’une colle à l’oxyde de zinc. Le tissu étant peu élastique ces bandes sont gardées plusieurs jours. Il faut isoler la peau par une gaze. Elles sont à usage unique.

Avantages

  • Elles sont placées par le médecin.

Inconvénients

  • Elles favorisent la macération, peuvent être responsables d’eczéma, d’allergie à la colle, et donc entraîner une aggravation de la pathologie.

Bandes cohésives ou auto-adhérentes

Elles sont très pratiques puisqu’elles adhérent sur elles sans coller à la peau. Elles peuvent être placées et retirées plusieurs fois. Cependant la contrepression obtenue est moyenne.

Bas de contention

Il en existe de différentes hauteurs, chaussettes, bas cuisse, collants, collants maternité.

Il existe différentes classes de contention (voir encadré)

Avantages

  • La contrepression est régulière.

Avantages

  • La taille doit être adaptée rigoureusement. Pour la prise de mesure, on fera appel au médecin (voir encadré). On peut également conseiller d’adresser le patient au pharmacien spécialiste diplômé d’orthopédie.

Actuellement sont commercialisés des bas et collants en microfibres en contention classe 1 et 2. Leur avantage est d’être plus souples et fins à force de contention égale, ce qui leur donnent un aspect très esthétique même pour les plus fortes contentions.

Les bas sont préférés en traitement d’entretien une fois la pathologie stabilisée. Ils sont plus pratiques, plus esthétiques et mieux acceptés par les patients.

Accessoires de contention

Plaques ou coussins de mousse de latex (Thuasne) destinés soit à renforcer la contention dans les zones creuses soit à protéger les zones ou la pression très forte risque de blesser (tendon d’Achille, crète tibiale).

Les bandes sont plus adaptées en début de traitement tant que la pathologie (œdème post phlébitique) n’est pas stabilisée.

2. Comment prescrire une contention amovible ?

Il faut préciser le type de contention, bande ou bas :

  • S’il s’agit d’une bande, on précise la longueur, la largeur et la force de contention.
  • S’il s’agit d’un bas, la classe de contention et la hauteur souhaitée.

Préciser que la contention doit être placée le matin DES LE LEVER pour les contentions amovibles.

Penser à renouveler la prescription régulièrement.

3. Comment se place une bande de contention ?

Technique en spires

Toujours débuter à la base des orteils.

Enrouler autour du pied en exerçant sur la bande une tension constante (étirement de 30% environ)

Le talon peut être couvert ou découvert.

Remonter autour de la cheville jusqu’au genou ou en haut des cuisses  en effectuant des spires régulières (parallèles les unes aux autres) autour du membre, chaque tour de spire recouvrant le précédent des 2/3 ou de moitié. Les spires sont parallèles les unes aux autres et plus serrées en bas, plus espacées vers le haut.

Technique en chevron (voir tableau)

La bande toujours étirée à tension constante, on débute à la base des orteils puis on effectue un 8 autour de la cheville et on remonte vers le genou en effectuant des 8 autour de la jambe.

 

4. Quelles sont les règles à respecter rigoureusement ?

  1. Adapter la force de contention à la sévérité de la maladie
  • Un sujet porteur de varicosités, de veine réticulaires ou d’une veine signal prémalléolaire interne nécessitera une contention plus légère.
  • Un sujet porteur de troubles trophiques cutanés nécessite une contention plus forte.
  1. Respecter  la dégressivité de pression du bas vers le haut
  • Superposer les tours de spires à la cheville et espacer progressivement vers le genou et la cuisse.
  • Plus les spires se chevauchent plus la compression est élevée.
  1. Effectuer une compression régulière
  • Eviter les zones de tension excessives (plis et bourrelets qui font garrot)
  1. S’adapter à la morphologie du membre
  • Les sujets à mollets forts supportent mieux la bande posée en chevrons
  • Protéger les zones tibia et tendon d’Achille par des plaques de mousse ou de coton.
  • Renforcer par des coussins mes zones creuses.
  1. Demander au patient de venir avec son bas ou sa bande de contention posée
  • Ce qui permet de vérifier si la technique de pose est correcte et si la contention nécessite d’être renouvelée.

 

5. Quand prescrire une contention ?

La compression  est une thérapeutique intéressante dans de nombreuses indications, néanmoins son importance est variable selon la pathologie.

5.1 La compression est INDISPENSABLE dans :

  • Les thromboses veineuse profondes (TVP) ou superficielles (TVS) au stade aigu.

Elle constitue également un bon traitement préventif de la TVP. Elle augmente la vitesse circulatoire.

Elle réduit l’extension du caillot (TVS)

Elle réduit l’œdème (en créant une hypertension tissulaire qui devient supérieure à la pression hydrostatique veineuse, (le taux de réabsorption devient supérieur au taux de filtration).

Elle aurait une activité fibronolytique.

La compression doit être associée à la déambulation.

On utilise des bandes de contention forte, à changer régulièrement, en fonction des variations de mensuration.

  • La maladie post phlébitique.

La contention réduit les conséquences de la collatéralité, réduit l’œdème, diminue le risque de formation de varices post phlébitiques

On utilise généralement des bandes fortes ou des bas de classe III.

  • Les troubles trophiques cutanés (ulcères de jambe, hypodermites)

Ils sont la conséquence de l’hypertension veineuse du tiers inférieur de la jambe, celle-ci étant souvent augmentée par la présence de perforantes incontinentes nombreuses dans cette région. La contention réduit les reflux (bande de contention forte), mais la pose d’accessoires de contention en regard des perforantes incontinentes sous l’ulcère ou sous l’hypodermite est souvent indispensable pour renforcer l’effet de la pressothérapie.

  • Le lymphœdème.

La compression a un effet direct sur l’œdème en le réduisant. Elle permet également de maintenir la diminution de volume obtenue par d’autres thérapeutiques (drainage lymphatique manuel ou pressothérapie).

5.2 La compression est un traitement conseillé :

  • Après sclérothérapie (bandes adhésives)
  • Dans les varicosités de tout type, surtout si elles s’associent à des signes fonctionnels importants (bas classe I ou II). Elle est un  traitement palliatif en cas de contre indications à la chirurgie.

5.3 La compression est un traitement utile :

  • Dans l’insuffisance veineuse fonctionnelle (bas contention I)

5.4 La compression est un traitement préventif :

  • Pour les professions à risque (piétinements excessifs)
  • Pour les sujets ayant des antécédents familiaux de varices.

5.5 La compression est interdite :

  • En cas d’arthériopathie sévère stade III et IV (Indice de Pression Systolique à la cheville <0.55)
  • Au stade I et II elle est possible mais à condition d’utiliser un matériel à allongement faible (pression de repos faible ou nulle et pression de travail intéressante)

Les risques sont l’aggravation des conséquences de l’artérite ; nécrose, ulcération.

A ÉVITER

Prescrire une contention non adaptée
Exemples :
- Chaussettes à varices pour un patient porteur d'une dilatation de la saphène cutanée dans sa totalité
- Bas de contention classe II pour un sujet non porteur d'une insuffisance veineuse mais simplement soumis à une profession à risque, ou
- Bas de contention classe III à un sujet arthrosique

Placer une contention en cours de journée ou sur un patient assis, La contention doit être posée AU LEVER en position allongée
Faire varier la tension sur la bande, avec un aspect "saucisson" avec garrots étagés qui vont interrompre ou gêner le retour veineux et aggraver la stase, ce qui est l'inverse de l'effet recherché.
Faire des plis ou des bourrelets ce qui provoque des ecchymoses ou des ampoules et peut entraîner des ulcérations sur une peau fragile.
Appliquer directement une contention adhésive sur la surface cutanée (toujours protéger la peau avec une gaze)
Placer une contention à un sujet porteur d'eczéma, d'allergie au latex, ou à la colle.
Placer une contention sur une grosse jambe inflammatoire (érysipèle, lymphangite) qui nécessite un traitement approprié.
Placer une contention USÉE. Le tissu devient trop large sur les bords, le patient exerce une tension plus grande sur la bande, ce qui entraîne un effet garrot.
Prescrire des bas ou collants de contention IV. Ils sont très difficiles à enfiler. On préférera les bandes.


A FAIRE
Avant de prescrire une contention
Examiner le patient debout pour déterminer le degré d'insuffisance veineuse ou lymphatique et le ralentissement cutané (la présence de troubles trophiques signe une stase importante) pour situer l'origine de l'incontinence (jarretière, genou, cuisse) et pour évaluer la morphologie du membre, la capacité physique du patient.
Prescrire une contention adaptée à chaque patient.
Prendre les mesures du patient, ou confier la patient à un pharmacien diplômé en orthopédie
Préciser que la contention doit être posée AU LEVER, jambe allongée, il ne faut pas prendre son petit déjeuner puis se mettre sa contention.
FAIRE UNE DÉMONSTRATION DE POSE DEVANT LE PATIENT
Vérifier en demandant au patient de venir à la consultation contention posée pour vérifier si la pose est correcte, si la bande ou collant a conservé son élasticité.
Renouveler la prescription régulièrement : les lavages à l'eau froide et le port quotidien de la contention altèrent les fibres latex ou synthétiques.
Prescrire une contention sur mesure à des sujets dysmorphiques
Chez l'obèse, on prescrira une contention par bandes.
Pour les sujets nécessitant une contention très forte et les handicapés physiques, on superpose les contentions (2 bas de classe I l'un sur l'autre équivalent à une classe II).



CHOIX ENTRE BAS OU BANDE

Bande amovible
pathologie non stabilisée - Sujet obèse ou de morphologie anormale - Sujet arthrosique
Période post stripping

Bande adhésive
Sujet arthrosique ou incapable de poser sa bande - Hypodermite subaigüe
Bas
Pathologie stabilisée - Pathologie de longue durée

S'IL EXISTE :
Handicap physique à la contention - Ankylose de la hanche
Periarthrite scapulo-humérale - Arthrite - Arthroses digitales
Proposer : soit 2 bas de contention faibles superposés, soit une auxilliare médicale ou une tierce personne
Pour faciliter la pose du bas
Mettre sous un bas fin - talquer le pied, la jambe et le talon - Mattre des gants fins (latex, vinyl)
Utiliser un extenseur : Cornu-Thénard (Labo Ganzoni) - Eureka (Varitex)
Compression douloureuse = mal adaptée
soit pose défectueuse
soit force de contention mal choisie
soit taille mauvaise
Toubles tophiques cutanés = contention forte
Bande adhésive inamovible = protection cutanée par gaze tubulaire obligatoire
Plus une bande ou un bas est élastique dans tous les sens,
plus sa force de contention est faible.

CLASSES DE CONTENTION PAR BAS ET INDICATIONS
  pression indication
Classe I 10 - 15 mm Hg Insuffisance veineuse Fonctionnelle
    Varices débutantes
Classe II 16 - 20 mmHg Insuffisance Veineuse superficielle
    Varices constituées de petit calibre
    Prévention des phlébites
    Grossesse
Classe III 20 - 25 mmHg Insuffisance Veineuse sévères
    Présence de troubles trophiques cutanés
    Thrombose veineuse profonde
    Maladie post phlébitique
Classe IV >36 mmHg Lymphoedème

CONTRE INDICATIONS FORMELLES DE LA CONTENTION
  Artériopathie stade III - Iv - Eczéma aigü
  Allergie au latex -Erysipèle - Lymphangite

ACCESSOIRES DE CONTENTION
(renforcent la contention et protègent les crètes)
Bandes de mousse latex N/N
Coussins Varico Rubber hear :
Ovale petit N° 0
Réniformes N° 1
Restangulaires N°2,3
Trapézoïdal N° 4,5

BANDES DE CONTENTION (Selon VIDAL)
Liste non exhaustive
Bandes élastiques VEINOPRESS
8 -10cm* 3m - 4m- 5m
B2 contention légère
Innothéra-Topic
  DUPRALEX
U élastique en 1 sens
B3 contention forte
B élastique en 2 sens
Labo du Praticien
   BIFLEX
Légère, moyenne, forte
8-10cm : 3m/3,5m-4m-5m
Thuasne
       
  MEDICA
302 contention légère
303 contention forte
Ste Ganzoni SA
  FLEXXOBANDE
(-10cm / 3m-4m)
Labo Fisch
Bandes à faible élasticité (pouvant être gardées  la nuit) FLEXIDEAL Thuasne
  MEDICA 304 Ste Ganzoni SA
Bandes cohésives autoadhérentes VEINOPRESS C Innothéra-TOPIC
  COHEFLEX Thuasne
  NYLEXOGRIP Labo Molypharm
  EASYFIX COHESIVE Labo Fisch
  TENSOPLUS Labo Fisch
Bandes adhésives VEINOPRESS A3, forte Innothéra-TOPIC
  VEINOPRESS A4 extraforte  
  ELASTOPLASTE HB, HBC Labo Fisch
  EXTENSOPLAST  
  BIPLAST Thuasne

BAS DE MAINTIEN (non remboursés SS)
SEGRETA ( 70d, 140dd Tous types  
FEEL-IN Tous types Innothéra-Topic
VERTICAL & VERTICAL MICROFIBRES (collants) Thuasne
JOGGING Bas autofixant-collant Labo Radiante
BAS DE CONTENTION (remboursés SS)

Classe I
   
DUPRAFINEXTRA 10 et 15 Tous types Labo du praticien
OLYMPIQUE I Tous types Labo Bottu
RADIANTE I Tous Types
+ bas autofixants
Labo Cognon Morin
SIGVARIS I Tous Types
+ bas autofixants
Ste Ganzoni SA
VARISMA I Tous Types
+ bas autofixants
Innothéra-Topic
VENOFLEX I Tous types
+ microfibres
Thuasne

Classe II
   
OLYMPIQUE II Tous types Labo Bottu
RADIANTE II Tous Types
+ bas autofixants
Labo Cognon Morin
SIGVARIS II Tous Types
+ bas autofixants
Ste Ganzoni SA
VARISMA II Tous Types
+ bas autofixants
Innothéra-Topic
VENOFEX II Tous Types
+ bas autofixants
collants microfibres
Thuasne

Classe III
    
DUPRAFINEXTRA 25 Tous types Labo du praticien
RADIANTE III Tous types Labo Cognon Morin
SIGVARIS III Tous types
sauf maternité
Ste Ganzoni SA
VARISMA III Tous types
sauf maternité
Innothéra-Topic
VENOPLEX III Tous types Thuasne

Classe IV
   
OLYMPIQUE IV Tous types Labo Bottu

 

Bibliographie

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Journal des Plaies et Cicatrisations - N° 1 décembre 1995

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