La biopsie cutanée n’est pas un geste si anodin…

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09/11/2007

Des dermatologues anglais ont évalué de façon prospective les complications secondaires à la réalisation d’une biopsie cutanée chez des patients hospitalisés pour une « affection » dermatologique. Un seul observateur a été chargé de suivre l’évolution de la zone biopsiée et a colligé un certain nombre d’informations concernant ces patients, comme l’existence d’une co-morbidité, la prise d’un traitement immunosuppresseur, le lieu de réalisation de la biopsie (secteur d’hospitalisation ou consultation), le site de prélèvement et le type de la biopsie (biopsie en fuseau ou avec un punch c'est-à-dire un bistouri circulaire).

Des complications ont été observées pendant la cicatrisation dans 29 % des cas et il s’agissait le plus souvent d’infections. Les facteurs qui ont favorisé une telle surinfection étaient d’une part le siège de la biopsie (hémicorps inférieur), d’autre part le lieu de réalisation de la biopsie : il y a eu plus de complications quand elle avait été faite en salle que dans un bloc de chirurgie dermatologique. Il y a par ailleurs eu davantage de complications chez les fumeurs et chez les patients qui recevaient un traitement par corticostéroïdes. Enfin, si la biopsie avait été faite en ellipse ou en fuseau, l’absence de point dermique est apparu favoriser l’infection.



Cette série monocentrique, qui ne concerne qu’une centaine de gestes biopsiques, montre néanmoins qu’il peut y avoir des complications pour cette intervention à priori bénigne dont il faut mesurer le bien-fondé réel avant de la pratiquer.

Dr Patrice Plantin
Wahie S et coll. : Wound complications following diagnostic skin biopsies in dermatology inpatients. Arch Dermatol 2007 ; 143 : 1267-71
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