Editorial
Juin 2007
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La SFFPC a 10 ans. Le monde de la plaie évolue. Les techniques limitées il y a quelques années aux pansements absorbants se sont multipliées : les pansements permettent dans certains cas de relarguer dans la plaie des substances qui pourraient interagir avec les différentes phases de la cicatrisation ou améliorer le confort des malades.
Du pansement unique, universel et adaptable de la détersion à l’épidermisation, nous sommes passés à un choix précis de traitements locaux temporaires spécifiques d’un moment de la plaie. Il faut y voir une professionnalisation des acteurs, une ouverture d’opportunités pour les infirmières passionnées par ce nouvel espace de développement, et pour les spécialistes de la plaie, toutes disciplines confondues, qui tentent d’améliorer au quotidien l’évolution encore trop chronique des pertes de substances cutanées.
Les nouvelles technologies sont venues encore accroître les possibilités thérapeutiques, permettant d’envisager pour un nombre croissant de situation un traitement, onéreux parfois, mais permettant d’aboutir à la cicatrisation, un tournant important dans la vie du porteur d’une plaie chronique. Ce problème a été cerné lors de la 11ème CPC en Janvier 2007. Nous avons désormais la possibilité et le devoir d’avancer vers une meilleure prise en charge.
L’ouverture aux IDE du droit de prescription des pansements en est un exemple. Il est certes dommage que ce texte ne soit assorti d’aucune obligation de formation, mais la responsabilité de celle-ci incombe aux Instituts de Formation des Soins Infirmiers. Nul doute ne leur sera autorisé, tant en terme de responsabilités qu’en terme de moment crucial pour la profession toute entière.
Les Hôpitaux évaluent encore pour dix ans l’intérêt de nouvelles technologies comme la pression négative ou l’application grâce à un spray des kératinocytes autologues. Ces solutions modernes seront-elles un jour validées et à la disposition de la ville ? Il faudra là aussi, si tel est le cas, prévoir une formation plus généralisée des acteurs médicaux et paramédicaux qui permettra de savoir les noms, les indications et les contre-indications des pansements, des technologies ou des médicaments qui bordent en 2007 notre activité. Ne pas savoir quand et pourquoi ne pas prescrire d’antibiotiques devant une plaie banale ne relève pas d’une grande formation, mais d’une simple mise à jour des connaissances. Avec l’obligation de la formation permanente pour les médecins, nous allons assister à une prise de conscience majeure de tous ces faits pour l’instant encore éparpillés.
Il est important de ne pas se disperser dans des actions médiocres. Nous devons, comme nous l’avons fait depuis la création de la SFFPC, poursuivre notre exigence de qualité, organiser en plusieurs niveaux la formation des soignants et des experts, faire reconnaître cette expertise, faire respecter notre spécialité et aider au développement de groupes de patients. Notre tâche reste gigantesque, même si nous avons avancé. Le site de la SFFPC est un des moyens d’expression collective et un indicateur puissant de l’intérêt que vous portez à notre action.
Merci de votre aide
Sylvie Meaume
Présidente SFFPC