Questions-Réponses

Institut Pasteur, 12 octobre 2001

1 - Y-A-T-IL UN RISQUE DE BIOTERRORISME ?

Les attentats terroristes peuvent prendre diverses formes. L'hypothèse d'attentats bactériologique est l'une de ces formes. Toutefois, l'utilisation d'agents biologiques pose de nombreux problèmes qui rendent leur mise en œuvre difficile.
Néanmoins, une attitude responsable oblige à s'y préparer pour en limiter les conséquences, en espérant bien entendu que cela n'arrivera jamais. C'est l'objectif du plan du gouvernement français " Biotox ".

2 - QUELS SONT LES PRINCIPAUX RISQUES D'ATTENTAT BIOLOGIQUE

Ceux qui sont le plus fréquemment évoqués sont :
- la variole,
- le charbon ( ou anthrax ),
- le botulisme,
- la peste,
- le choléra.
Voir informations sur chacune de ces maladies ci-après.
Mais d'autres maladies pourraient également être concernées, y compris la grippe, qui fait encore actuellement plusieurs centaines de victimes chaque année.

3 - COMMENT L'INSTITUT PASTEUR PEUT-IL APPORTER SON AIDE ?

L'Institut Pasteur, un des principaux acteurs français et mondiaux de la recherche sur les maladies infectieuses, s'est d'ores et déjà mis à la disposition des pouvoirs publics pour apporter, si besoin est, son aide dans ses domaines de compétence :
- participer à la surveillance microbiologique
- mettre à disposition des laboratoires et des personnels pour réaliser des identifications des causes d'une contamination
- mettre à disposition le laboratoire de haute sécurité P4 de l'association Mérieux Pasteur à Lyon, pour diagnostiquer - ou récuser - une infection éventuelle par un virus hautement pathogène et potentiellement épidémique. Ce rôle fait partie de ses missions habituelles, et de celles du Centre national de référence en relation avec les ministères de la santé, de l'agriculture et de l'environnement, ainsi qu'en relation étroite avec la cellule de surveillance et de réponse aux épidémies de l'OMS.
- mettre à disposition des experts pour aider à la mise au point d'une stratégie préventive ou thérapeutique.
- déterminer rapidement la sensibilité aux antibiotiques d'éventuelles bactéries très pathogènes pour l'homme
- mettre à disposition des scientifiques pour rechercher des moyens thérapeutiques et des vaccins
- utiliser les moyens et les compétences de notre réseau international d'instituts dans le monde, dont certains possèdent une expérience spécifiques de certains agents pathogènes actifs dans leur région.
Les trois premiers points sont essentiels car pour toutes ces maladies, la rapidité du diagnostic est déterminante pour sauver des vies.

4 - QUE NECESSITERAIT LA PREPARATION DE VIRUS POUR UNE ACTION TERRORISTE ?

Les virus se préparent sur des animaux ou sur des cellules nécessitant des conditions de culture très strictes et onéreuses. La production de grande quantité de virus et leur concentration sont des méthodes dangereuses pour les manipulateurs et requièrent un personnel hautement qualifié et des zones stériles de fermentation. Le conditionnement et le transport dans des conditions de basse température rendent très aléatoire leur utilisation à des fins criminelles de large envergure.
Quel que soit l'agent pathogène utilisé, il y a peu de chance qu'il puisse provoquer une épidémie de grande envergure, les mesures qui seraient prises, dès l'apparition des premiers foyers infectieux, devraient permettre de circonscrire, puis de traiter la maladie. D'où l'importance du diagnostic précoce et des systèmes de surveillance.
Toutefois, l'impact terroriste n'est pas nécessairement lié au nombre de victimes.
Un tout petit nombre de cas signalés, ou supposés, amplifié par la rumeur, peut déclencher une grande inquiétude et un climat anxiogène dans la population.
Il faut être vigilants et prêt, mais ne pas sombrer dans le " psycho-terrorisme ".

5 - LES TERRORISTES POURRAIENT-ILS UTILISER DES VIRUS POUR CONTAMINER L'AIR OU L'EAU ?

De manière générale, les virus, sauf les virus respiratoires (virus de la grippe et virus respiratoire syncytial, par exemple) ne peuvent pas se transmettre par aérosol. Pour les virus respiratoires, la transmission ne peut se faire qu'à courte distance, elle requiert un support physique (gouttelette de mucus, poussières…) et une concentration suffisante de l'agent pathogène. Les virus enveloppés (virus grippaux, VIH) sont sensibles aux rayons ultraviolets (soleil), à la température, à la sécheresse ou à l'humidité excessive.
Les virus ne se transmettent pas par l'eau, - hormis les virus responsables de diarrhées (entérovirus, rotavirus, calicivirus) et les virus de l'hépatite A ou E, cette transmission ne peut se produire qu'avec des eaux non traitées pour la consommation (rivières, lacs) - . Les autres virus et notamment ceux qui possèdent une enveloppe ne persistent pas dans l'eau.

6 - COMMENT SE PROTEGER DES INFECTIONS VIRALES ?

Il faut tout d'abord connaître l'agent causal d'où l'importance de la surveillance épidémiologique et de l'usage de méthodes de diagnostic rapide.
Pour enrayer une épidémie, on a recours à l'usage de vaccins (lorsqu'ils existent) et on se protège de la transmission par les mesures d'hygiène appropriée. : isolement des malades, port de masque et de gants, stérilisation de l'eau à usage alimentaire, désinsectisation, dératisation etc…
Selon la maladie on procède aux traitements thérapeutiques appropriés, le plus souvent par des antibiotiques.

7 - EST-IL CONSEILLE DE SE FAIRE VACCINER A TITRE PREVENTIF ?

Ne sachant pas à l'avance, quel virus pourrait être utilisé dans un attentat, il n'est pas possible de se faire vacciner contre tous les risques potentiels, d'autant que certaines personnes peuvent ne pas bien tolérer certains vaccins.
Dans la plupart des cas, un traitement rapide par antibiotiques permet de soigner les personnes atteintes.
Par ailleurs, en cas d'épidémie les pouvoirs publics procéderaient à des vaccinations préventives si cela s'avérait nécessaire et possible.

LA VARIOLE

8 - QUELS RISQUES AVEC LA VARIOLE ?

La variole est une maladie virale éradiquée depuis 1979 et l'obligation de vaccination par la vaccine a été supprimée en 1984. La variole se manifeste par une éruption de vésicules ressemblant à la varicelle. Le virus peut être transmis par contact avec les malades ou du matériel contaminé ou par aérosol. Les vésicules sont très contagieuses. La maladie est potentiellement mortelle.

9 - EXISTE-T-IL UN TRAITEMENT CONTRE LA VARIOLE ?

Des médicaments anti-viraux permettent d'atténuer la gravité de la maladie.

10 - PEUT-ON SE FAIRE VACCINER CONTRE LA VARIOLE ?

Depuis l'arrêt de la vaccination antivariolique en 1984, le vaccin n'est plus disponible sur le marché. Les pouvoirs publics français ont annoncé qu'ils disposaient de 5 millions de doses de vaccin antivariolique qui seraient utilisées en cas d'épidémie.
A ce jour, aucun pays ne recommande cette vaccination. Elle ne serait nécessaire que pour des personnes très exposées, en contact direct avec des malades atteints de la variole, et devrait alors être faite dans les trois jours qui suivent l'exposition.
Il n'est d'ailleurs pas recommandé de sa faire vacciner de façon préventive tant que l'éventualité d'un risque d'épidémie de variole n'est pas matérialisé, car certains sujets peuvent présenter une mauvaise tolérance à ce vaccin.

11 - LES PERSONNES QUI AVAIENT ETE VACCINEES AUTREFOIS CONTRE LA VARIOLE SONT-ELLES TOUJOURS IMMUNISEES ?

A l'époque où ce vaccin était utilisé, sa validité était de trois ans, mais la durée de protection était probablement beaucoup plus longue, peut-être dix ans ou plus.

12 - ON DIT QUE L'ANCIEN VACCIN CONTRE LA VARIOLE PRESENTE DES EFFETS SECONDAIRES QUI PEUVENT ETRE GRAVES. POURQUOI LES RECHERCHES N'ONT-ELLES PAS ETE POURSUIVIES POUR METTRE AU POINT UN NOUVEAU VACCIN ?

La variole ayant été éradiquée, il n'y avait pas lieu de poursuivre des recherches, les efforts devant se concentrer sur les maladies qui, elles, font toujours des victimes. Rappelons que, chaque année, les maladies infectieuses font plus de 13 millions de victimes dans le monde.

LE CHARBON

13 - LE CHARBON EST-IL UNE MENACE ? QUELLES PARADES A-T-ON EN CAS D'ATTAQUE TERRORISTE ?

Le charbon (ou anthrax en anglais) est une maladie bactérienne qui affecte tous les mammifères, y compris l'homme, ce dernier n'est que modérément sensible . Le charbon est avant tout une maladie animale à laquelle le bétail est particulièrement sensible et chez lequel elle est rapidement mortelle.
La contamination se fait par l'intermédiaire de spores qui sont la forme de persistance de la bactérie dans l'environnement. Les spores résistent à beaucoup de traitements et à des conditions climatiques variées (chaleur, UV, sécheresse,…). Habituellement, elles persistent dans la terre, sans doute pendant plusieurs dizaines d'années, et les animaux en pâture se contaminent. Les spores peuvent aussi être transportées par les cours d'eau. Elles peuvent persister dans l'air, si on les y dispersaient. C'est essentiellement pour ces propriétés que l'agent du charbon pourrait constituer une menace bioterroriste. On détecte encore, de temps à autres, des foyers de charbon en France.
L'homme peut être accidentellement infecté s'il est en contact avec des animaux contaminés, ou avec des produits dérivés (viande, laine, peaux…). Il n'y a pas de transmission d'homme à homme. On distingue trois formes de la maladie : cutanée (la plus fréquente et facilement guérissable), digestive et pulmonaire, ces deux dernières sont de pronostic sévère. Dans le cas d'une contamination volontaire, par aérosol, la forme pulmonaire pourrait être dominante. Cette forme peut être mortelle, mais les antibiotiques, administrés très rapidement, sont très efficaces. Un diagnostic précoce et rapide est donc important. Des techniques de détection et d'identification moléculaires sont en cours e développement à l'Institut Pasteur.
L'agent du charbon est sensible à la plupart des antibiotiques. La pénicilline est à éviter car des résistances existent.

LE BOTULISME

14 - QUEL DANGER REPRESENTE LE BOTULISME ?

Le botulisme est du à une neurotoxine produite par Clostridium botulinum. Cette affection se traduit par des paralysies musculaires est fréquemment mortelle. Le plus souvent, elle est d'origine alimentaire, les aliments à risque étant des produits conservés et contaminés par C. botulinum.
La toxine botulique est relativement peu stable et la cuisson des aliments juste avant consommation détruit la toxine qui pourrait y être présente. Par contre, C. botulinum forme des spores qui sont très thermorésistantes.
Les anticorps anti-toxine botulique sont efficaces pour traiter la maladie s'ils sont administrés en tout début de l'apparition des symptômes.

LA PESTE

15 - QUEL EST LE RISQUE AVEC L'AGENT DE LA PESTE ?

La peste est une maladie due au bacille Yersinia pestis dont le réservoir principal est le rongeur (et en particulier le rat) et dont le vecteur est la puce. C'est une bactérie très virulente.
Elle peut être transmise à l'homme par des piqûres de puces de rongeurs infectés, mais cette transmission est rare de nos jours. La forme la plus courante de transmission inter-humaine est aérienne, par l'intermédiaire d'expectorations émanées par un malade atteint de peste pulmonaire.
Des épidémies de peste se produisent chaque année dans différentes parties du monde mais pas en Europe. La peste fait partie des maladies actuellement réémergentes dans le monde.
C'est une maladie qui peut être mortelle en l'absence de traitement précoce. Mais les antibiotiques de référence sont efficaces. Les traitements chimioprophylactiques administrés précocement, sont d'une très bonne efficacité.

16 - SAIT-ON DETECTER LA PESTE TRES PRECOCEMENT ?

Oui, des bandelettes de diagnostic rapide ont été mises au point par les Instituts Pasteur de Madagascar et de Paris. Elles sont en cours de développement.

LE CHOLERA

17 - LE CHOLERA PEUT-IL REPRESENTER UN RISQUE ?

Le choléra est une maladie infectieuse diarrhéique à caractère épidémique d'origine bactérienne. Les agents responsables du choléra, appelés vibrions cholériques, sont présents dans les eaux douces et saumâtres de certaines régions du monde, ainsi que dans les populations des pays en développement qui leur servent à la fois de réservoir et de moyen de dissémination.
Il faut des quantités importantes de vibrion cholérique pour provoquer la maladie.
Le choléra est une menace pour les pays en développement où les populations souffrent de malnutrition. En revanche, les populations bénéficiant d'un bon état nutritionnel et d'un niveau d'hygiène suffisant ne sont, a priori, pas à risque.
En l'absence de traitement, la mort survient en 1 à 3 jours dans 25 à 50% des cas.
Mais le choléra est une maladie que l'on sait traiter efficacement par des antibiotiques et réhydratation.

18 - SAIT-ON DETECTER TRES PRECOCEMENT LE CHOLERA ?

Oui, d'une part les signes cliniques de cette maladie sont très évocateurs, d'autre part l'isolement et l'identification des vibrions cholériques chez les malades peuvent être réalisés en moins de 24 heures.
Ce délai pourrait être prochainement raccourci grâce à l'utilisation de bandelettes de diagnostic rapide (quelques minutes) en cours de mise au point par les Instituts Pasteur de Paris et de Madagascar. Par ailleurs l'Institut Pasteur de Paris travaille actuellement à la mise au point d'une méthode très sensible de détection de vibrions cholériques dans l'eau. Il travaille également sur un nouveau vaccin.

19 - LES TRAITEMENTS SONT-ILS EFFICACES ?

Le choléra se traite avant tout par la réhydratation, dont le but est de remplacer au plus vite l'eau et les sels perdus par suite de la diarrhée et des vomissements. Cette réhydratation peut se faire par voie orale avec une solution de sels de réhydratation orale dans les cas modérés, ou par perfusion dans les cas graves.
Presque tous les malades atteints de choléra peuvent être sauvés par une réhydratation précoce, qui permet de ramener le taux de mortalité à moins de 1%.
Dans les choléras graves, les antibiotiques peuvent contribuer à raccourcir la maladie mais la réhydratation reste le traitement principal.

AUTRES VIRUS

20 - LES VIRUS DES FIEVRES HEMORRAGIQUES PEUVENT - ILS - ETRE UTILISES COMME ARME BIOLOGIQUE ?

Certains virus sont plus pathogènes que d'autres : les plus mortels sont les virus de la fièvre jaune et de la fièvre d'Ebola. Le premier requiert un moustique pour être transmis et le, second n'est transmis en général que par contact direct avec un malade. Les autres virus des fièvres hémorragiques sont transmis soit par un insecte piqueur (moustique, tique), soit par contact avec des hôtes infectés (rongeurs ou patients) ou leurs liquides biologiques. Il est relativement aisé de s'en protéger avec des mesures d'hygiène appropriées.

21 - QUELS AUTRES VIRUS POURRAIENT ETRE UTILISES ?

Les virus de West Nile, de l'encéphalite japonaise, des encéphalites équines américaines, de l'encéphalite verno-estivale de Russie sont transmis par des moustiques ou des tiques et leur transmission par aérosol est limitée. Seul un très faible pourcentage de personnes infectées meurent de la maladie.

LA RESISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES

22 - QUE FAIRE EN CAS D'AGENT PATHOGNENE RESISTANT AUX ANTIBIOTIQUES ?

Dans les cas extrêmes où il s'agit d'une bactérie hautement pathogène pour l'homme, à haut potentiel de transmission et résistante à tous les antibiotiques commercialisés, on peut :
· soit essayer des associations d'antibiotiques vis-à-vis desquels la résistance est la moins élevée pour essayer d'obtenir une synergie d'activité,
· soit utiliser, après autorisation spéciale des autorités de santé, des antibiotiques actuellement en phase de développement, qui n'ont pas encore l'autorisation de mise sur le marché et qui pourraient s'avérer actifs.

LA SECURITE A L'INSTITUT PASTEUR DE PARIS ET AU P4 DE LYON

23 - AVEZ-VOUS PRIS DES MESURES DE SECURITE PARTICULIERES ? LESQUELLES ?

Oui bien sûr. Dans le cadre du plan Vigipirate tout d'abord, nous avons renforcé les contrôles d'accès sur le campus mais aussi de certains laboratoires.
Nous avons également renforcé les consignes de sécurité dans les laboratoires qui travaillent sur des agents pathogènes.

24 - CES AGENTS PATHOGENES UTILISES A L'INSTITUT PASTEUR POURRAIENT-ILS ETRE DEROBES ET SERVIR A LA FABRICATION D'ARMES BACTERIOLOGIQUES ?

L 'Institut Pasteur ne stocke pas des grandes quantités d'agents pathogènes et il s'agit, dans leur majorité, de virus ou de bactéries atténués.
Il faut également rappeler que le transport et l'utilisation d'agents biologiques posent de nombreux problèmes et nécessitent des moyens spécifiques. La plupart des virus ne survivraient pas en dehors du laboratoire sans ces moyens.
Enfin les mesures de sécurité ont été renforcées pour empêcher l'hypothèse d'un vol de produit

25 - CES VIRUS PATHOGENES NE PRESENTENT-ILS PAS, MEME EN PERIODE NORMALE UN RISQUE POUR LES RIVERAINS ?

Non car les quantités utilisées sont très faibles, qu'il s'agit en majorité de virus ou de bactéries dépourvus de virulence et parce que très sensibles aux conditions de température ou atmosphériques, et ils ne survivraient pas facilement en dehors du laboratoire.
En outre, les installations des laboratoires qui utilisent ces virus sont dotées d'équipements de filtration très efficaces. Les locaux sont maintenus en dépression par un système d'air neuf, avec filtration absolue de l'air entrant et de l'air extrait.

26 - SI UN AVION TOMBAIT PAR ACCIDENT OU ATTENTAT SUR L'INSTITUT PASTEUR, EST CE QUE LES VIRUS ET BACTERIES SONT PROTEGES OU BIEN LES MICROBES POURRAIENT SE DISSEMINER DANS LA NATURE ?

Ils seraient détruits par une explosion ou un incendie. Si des particules virales étaient malgré tout libérées, il faut rappeler que la transmission par voie aérienne des virus en général n'est pas possible et que pour les virus respiratoires, leur quantité ne serait pas suffisante pour infecter la population, même le voisinage.

27 - SI LE P4 DE LYON ETAIT LA CIBLE D'UNE ATTAQUE TERRORISTE QUEL EN SERAIT L'IMPACT POUR LA POPULATION ?

Le P4 est un laboratoire de diagnostic et de recherche pour le traitement et la prévention des fièvres hémorragiques. Ce travail ne requiert la manipulation et la conservation que d'une faible quantité de virus. Lorsqu'ils ne sont pas conservés à basse température, les virus stockés dans le P4 perdent rapidement leur pouvoir infectieux. Un incendie ou une explosion consécutifs à une attaque terroriste détruirait ces virus. Si toutefois ces virus n'étaient pas détruits par la chaleur, le risque de transmission par aérosol est quasiment nul, et la quantité de particules virales libérées serait insuffisante pour infecter la population avoisinante. Ces virus sont rapidement inactivés par des moyens chimiques simples (détergents, eau de javel…).

Scroll to Top